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L’entrepreneur engagé

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L’entrepreneur engagé

Sur le territoire

La vitalité du territoire assure la pérennité de l’entreprise

Dominique Goubault L’imprimeur qui apprend la RSE à son banquier

Administrateur de Réseau Entreprendre Atlantique
GOUBAULT IMPRIMEUR
Effectif : 45
Chiffre d’affaires : 5,7 M€
Secteur d’activité : Imprimerie
Date de création : 1897


Cécile et Antoine Tauvel Acheter responsable, c’est possible

« Entretenir une relation de confiance avec des partenaires de qualité, pour satisfaire les clients et contribuer à faire fonctionner l’activité locale. »

Chaque jeudi midi, entre 12 et 13 heures, Antoine tient permanence dans le local mis à sa disposition par la CCI du Havre. A l’entrée, un poster coloré au nom de « La Minut’rit » accueille les salariés, enthousiastes à l’idée d’emporter le panier de produits frais commandé, sans avoir à se déplacer à l’autre bout de la ville.

Envie, audace et convictions

Cécile et Antoine Tauvel se sont lancés dans la création d’entreprise à la sortie de leurs études. Par envie, par audace et par convictions. L’idée de La Minut’rit s’avère simple et fait mouche : créer une conciergerie d’entreprise, qui proposerait aux salariés de leur rendre service au quotidien (courses, repassage, etc.). Pour décider une DRH ou un comité d’entreprise à offrir un confort de vie supplémentaire aux salariés – à des tarifs préférentiels, les entrepreneurs exposent la philosophie même qui les a motivés à se lancer : acheter des produits et des services de qualité, à des structures socialement responsables et des prestataires locaux respectant la transparence que le client exige.

“Une fois engagé, l’employeur réalise un investissement
à impact bénéfique sur le long terme, pour ses salariés, son entreprise et son territoire.”

« Il est parfois long de convaincre un grand compte, même si en interne, les personnes souhaitent le bien-être des salariés. Pourtant, une fois engagé, l’employeur réalise un investissement à impact bénéfique sur le long terme, pour ses salariés, son entreprise et son territoire. », affirme Cécile Tauvel.

Des prestataires locaux et responsables

Si le concept semble simple, le mettre en musique nécessite une disponibilité et un travail de recherche et de relationnel permanents. D’un côté, les clients finaux exigent produits et services locaux de qualité ; de l’autre, les prestataires doivent être démarchés, testés et répondre à des critères de développement durable qui tendent vers ceux de la norme Iso 26 000. Car derrière La Minut’rit, l’on trouve bien davantage qu’une conciergerie classique. « Nous sélectionnons des entreprises de services, des commerçants et des artisans locaux et responsables », précise la jeune chef d’entreprise havraise, également spécialiste en RSE. « Il est nécessaire de bien connaître chaque fournisseur, son état d’esprit, sa façon de manager, de traiter les déchets, d’optimiser les déplacements, de s’approvisionner – ou encore de considérer le client. Il s’agit de mettre en place un cercle vertueux : entretenir une relation de confiance avec des partenaires de qualité, pour satisfaire les clients et contribuer à faire fonctionner l’activité locale. »

Essaimer de manière raisonnée

Ce passage au crible exigeant des prestataires, Cécile et Antoine Tauvel l’appliquent aussi lors du recrutement des franchisés. La Minut’rit du Havre compte, depuis juin 2014, 38 prestataires et cinq entreprises clientes totalisant quelque 4 000 salariés. Si les jeunes dirigeants veulent essaimer leur concept dans d’autres régions, pour l’instant, une franchise a ouvert à Angers, en Maine-et-Loire et depuis peu dans l’Eure, en Normandie. « Nous souhaitons nous développer partout en France mais pas à tout va. Nous ne cherchons pas des commerciaux qui fassent du chiffre, mais des personnes qui connaissent bien le tissu local et qui désirent s’investir pour contribuer à son développement économique et sociétal. », ambitionne Cécile Tauvel.


Lauréats de Réseau Entreprendre Normandie Seine Estuaire
LA MINUT’RIT
Effectif : 3
Chiffre d’affaires : 80 000 €
Secteur d’activité : Conciergerie d’entreprise
Date de création : 2012


Christophe Babarit L’entreprise au service des personnes fragiles

« Créer une entreprise pour aider les gens et dynamiser des territoires qui le méritent. »

Entrepreneur, Christophe Babarit l’est assurément. « Mes parents étaient professeurs. Ils m’ont légué des valeurs que j’ai d’abord mises en oeuvre en devenant instituteur. Mais j’ai toujours voulu créer une entreprise pour aider les gens, raconte-t-il. Et si l’on considère l’entreprise comme un outil permettant de créer des richesses à partager, on peut lancer, avec profit pour l’entreprise, des projets innovants au bénéfice des populations fragiles du territoire : emploi de personnes handicapées, formation de jeunes en rupture, soutien à des personnes fragiles. »

70 collaborateurs ont été volontaires pour
apprendre la langue des signes.

Ainsi, cinq collaborateurs de l’entreprise sont sourds et muets. « C’est notre volonté de les avoir recrutés. » Une éducatrice spécialisée dans la formation à la langue des signes, a donc été recrutée pour initier les collaborateurs à la communication avec les sourds. Soixante-dix personnes volontaires sont allées jusque apprendre la langue des signes avec elle. Autre exemple, en 2013, trois postes ont été réservés à des personnes touchées par un handicap mental. Un projet d’entreprise adaptée sera mis en place en 2015 pour assumer des prestations que Brio’Gel faisait sous traiter.

Les projets de développement économique, Brio’Gel en a dans les cartons. Pour l’ouverture d’un second site industriel, l’entrepreneur a choisi une implantation en Sud-Vendée, où il est né. « Ce secteur connaît un taux de chômage plus important. Je voudrais dynamiser des territoires qui le méritent. »


Membre de Réseau Entreprendre Vendée
BRIO’GEL
Effectif : 19 M€
Secteur d’activité : Fabrication de brioches surgelées
Date de création : 1997


Aziz Qadiri Au Maroc, Réseau Entreprendre fait avancer la société

Le président de Réseau Entreprendre Maroc témoigne de la croissance du Réseau et du label RSE auprès des entrepreneurs marocains.

Réseau Entreprendre Maroc, fondé en 2006, compte aujourd’hui sept sections. A sa tête, Aziz Qadiri a pour objectif d’en créer cinq nouvelles d’ici trois ou quatre ans. L’association a accompagné quinze créateurs d’entreprises en 2013 et en prévoit une cinquantaine en 2014. Les critères pour accéder au prêt d’honneur : être un créateur d’entreprise de moins de deux ans ou avoir repris une entreprise ; se donner pour objectif de créer de cinq à dix emplois.

Aziz Qadiri a également contribué au développement du « label RSE » de la Confédération générale des entreprises du Maroc. Ce label est délivré aux adhérents qui s’engagent dans la démarche de responsabilité globale. En retour de leur investissement, les entreprises bénéficient d’avantages : conditions bancaires, procédures accélérées auprès des douanes ou auprès de l’administration fiscale.

Aziz Qadiri a poussé la même démarche auprès de Réseau Entreprendre, qui inclut la RSE dans sa politique. « Le chemin est long pour faire prendre conscience à tous de l’intérêt d’une telle démarche. 90 % des entreprises sont familiales et le modèle paternaliste prédomine. », observe-t-il. « Malgré ce poids de la tradition, la société marocaine bouge. La moitié des effectifs en école d’ingénieurs sont féminins. La corruption reste un fléau mais de nombreuses initiatives se mettent en place pour la transparence. » Autre exemple de bonne pratique sociétale : pour résoudre l’obstacle de l’analphabétisme et de l’abandon scolaire, un chef d’entreprise marocain a mis en place avec succès des cours particuliers pour les enfants de ses employés. « Réseau Entreprendre est là pour accompagner les dirigeants à aller dans ce sens. »


Président de Réseau Entreprendre Maroc
FINAPACK
Effectif : 5
Chiffre d’affaires : 700 000 €
Secteur d’activité : Financière papier et carton
Date de création : 1994


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