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L’entrepreneur engagé

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L’entrepreneur engagé

Avec les collaborateurs

Le partage entre personnes est la principale ressource de l’entreprise

Alexandre Gérard Le patron auto-détrôné

Administrateur de Réseau Entreprendre Atlantique
CHRONO FLEX - GROUPE INOV-ON
Effectif : 300
Chiffre d’affaires : 20 M€
Secteur d’activité : Remplacement de flexibles sur site 24h/7j
Date de création : 1995


Nathalie Navarro Manager des collaborateurs par les couleurs

« Ma conviction de manager ? Je suis là pour aider chacun à progresser. Si la personne veut bouger, évoluer, s’épanouir, elle le peut et nous pouvons l’aider. Si elle ne le veut pas, nous n’avons rien à faire ensemble. » A la tête de la SSII Axone Group, Nathalie Navarro a fait de l’évolution des équipes la force de l’entreprise. Parmi les outils mobilisés pour y parvenir : les couleurs ! « Depuis 2006, explique cette adhérente de Réseau Entreprendre Isère, chaque salarié passe un test de personnalité, qui permet de se comprendre soi-même et de comprendre les autres au travers de codes couleurs. »

Chaque couleur symbolise des traits de caractère dominants et permet de se situer par rapport aux collègues, mais aussi de mieux comprendre les clients. Ainsi, lorsque le client préfère un intervenant plutôt qu’un autre, le test permet à l’intervenant de rectifier son positionnement par rapport aux attentes de son interlocuteur. Cela évite les conflits commerciaux et les réorganisations d’équipes.


Membre de Réseau Entreprendre Isère
AXONE GROUP
Services informatiques pour les entreprises


Sami Yakoubi Partager risques et richesses avec les salariés

Sami Yakoubi a mis en place un mécanisme de redistribution de la richesse dans sa société de sous-traitance industrielle.

« Mon entreprise est le résumé de mon parcours », annonce tout de go Sami Yakoubi, sans autre forme de présentation. Il débarque de Tunisie à Chambéry à l’âge de dix ans, alors qu’il ne parle pas un mot de français.Commence alors une vie qu’il considère comme une succession de challenges. Les uns après les autres, il surmonte les obstacles, atteint des postes à responsabilité, révèle un talent de développeur dans l’entreprise qui l’emploie, ainsi que dans le club de foot qu’il préside. En cinq ans, il fait passer l’association de 50 à 1 000 adhérents. « J’ai seulement pratiqué un ensemble de petits choses qui relèvent du bon sens », rectifie-t-il humblement : transparence, bienveillance, confiance, responsabilisation et exemplarité.

Ne pas assister, responsabiliser

La maturité de la quarantaine aidant, en 2007, Sami Yakoubi se lance dans la création de sa propre société, soutenu par Réseau Entreprendre Savoie. Baptisée CATM, il s’agit d’une entreprise d’insertion. Dès le départ, l’entrepreneur souhaite appliquer ce qu’il a appris de ses expériences de vie, son art de la gestion étant le fruit des bonnes et mauvaises pratiques constatées par ailleurs. « Au club de foot par exemple, je me suis d’abord placé dans une logique d’assistance. Mais plus j’aidais les gens, plus on m’en demandait. Un jour j’ai compris qu’il fallait tout inverser : j’ai mis chacun devant ses responsabilités. Les réunions étaient ouvertes à tous, chacun pouvait critiquer, celui ou celle qui proposait une idée devait la mettre en oeuvre. Les choses ont pris
forme. Les gens ont compris que le club devait tourner grâce à eux. », raconte le dirigeant.

Engagements mutuels

De cette expérience, Sami Yakoubi a retenu le principe fondateur de sa société CATM : le partage des richesses et des risques. S’il prend le risque d’être chef d’entreprise, il invite chacun de ses collaborateurs à le partager avec lui. Ce principe, il l’a formalisé dans une charte, que chaque nouveau salarié doit accepter à son arrivée dans l’entreprise. Le dirigeant s’engage à maintenir un écart maximal de salaire (x3) entre le plus petit et le plus élevé et il veille à la diversité dans le recrutement (nationalité, handicap, compétences).

20% du résultat est redistribué aux salariés

Transparent dans sa manière de gérer, il redistribue 20 % du résultat aux salariés. En retour, les collaborateurs s’engagent à respecter leurs objectifs ; acceptent une certaine flexibilité du temps de travail, la polyvalence des tâches et l’éventuelle absence de prime en fin d’année. Avec une croissance moyenne de 20 % par an sur 7 ans et trois entreprises qui se développent sur le même modèle, Sami Yakoubi peut dire qu’il a fait des émules. Fier de ses équipes et de leurs résultats, il reste cependant vigilant à préserver la pérennité de CATM et garde toujours à l’esprit que « la vie est un combat de chaque jour. »


Membre de Réseau Entreprendre Savoie
CATM
Effectif : 80
Chiffre d’affaires 3 M€
Secteur d’activité : Sous-traitance industrielle, peinture, revêtement de sol et carrelage
Date de création : 2007


Georges Fontaines Une rémunération variable... pour tous les salariés

« Mes valeurs : l’entreprise crée des richesses à partager. » C’est selon ce credo que Georges Fontaines a organisé le fonctionnement de son entreprise.

« Je suis le fils d’un syndicaliste et j’ai créé Techné il y a 32 ans, après un passage au CJD pour mettre en pratique les valeurs qui m’ont été transmises : l’entreprise crée des richesses à partager », aime à dire Georges Fontaines, qui a depuis cédé les commandes de l’entreprise à sa fille Marie.

20% Part variable de la rémunération.

La particularité de Techné, c’est son système de rémunération variable... pour tous (20 % de la rémunération). Une manière de privilégier la personne, le partage et la transparence. Car, « ne soyons pas naïfs, prévient Georges Fontaines : partager les richesses créées suppose aussi de partager les contraintes de l’entreprise. » Le variable est lié aux résultats, atteints collectivement, de chaque pôle d’activité. Ce système impacte positivement la performance de l’entreprise : les salariés mesurent chaque mois le résultat de leur travail. Au final, des dix entreprises qui ont démarré en
même temps sur le secteur, Techné emploie plus de 350 collaborateurs, quand les autres en comptent entre 10 et 20.


Président de la coordination Réseau Entreprendre Rhône-Alpes
TECHNÉ
Effectif : 350 (dont 170 en France)
Chiffre d’affaires : 35 M€
Secteur d’activité : Fabrication de systèmes d’étanchéité et de soupapes de sécurité
Date de création : 1982


James Faricelli Au-delà de l’insertion : une entreprise "insérante"

L’engagement, comme une évidence. James Faricelli nous fait partager son parcours.

« Lorsque l’occasion de créer mon entreprise s’est présentée, j’ai tout de suite voulu la faire à mon image : ouverte aux autres. », raconte James Faricelli. Issu d’une famille de quartier difficile de la Drôme, il s’investit dans les associations locales et suit un parcours – réussi – qui le mène d’un DESS en gestion d’entreprise, à un poste de directeur commercial. Et ce, jusqu’à devenir, à 32 ans, son propre patron, dans le milieu de la sécurité incendie.

Redonner confiance et responsabiliser

Dès le départ, le jeune chef d’entreprise trace sa feuille de route : il ne recrutera que des chômeurs, issus de quartiers difficiles, au parcours de vie « compliqué », déserté par « la chance » et sans qualification, dans la sécurité incendie. Chez Alyl, on croise ainsi un ancien militaire, un senior, une mère célibataire ou encore un Malgache qui cherchait un travail pour renouveler son titre de séjour. L’essentiel ? Qu’ils soient travailleurs, motivés et que leur comportement social, leur savoir-être, restent exemplaires.

“Entreprise "insérante" plutôt qu’entreprise d’insertion”

Nous suivons beaucoup notre instinct, auquel nous ajoutons quelques critères objectifs, bien sûr, argumente James Faricelli. Il y a, par exemple, des éléments qui ne trompent pas, comme le fait d’avoir commencé à travailler avant 18 ans. Nous sommes également attentifs aux loisirs pratiqués, car pour s’intégrer, il est important que le nouveau venu ait les mêmes centres d’intérêts que ses collègues.. » Le recrutement est devenu une phase stratégique pour l’entreprise, qui se développe
vite. Le chef d’entreprise peut d’ailleurs s’appuyer aujourd’hui sur trois de ses premiers
collaborateurs. Le premier, ancien magasinier au chômage, occupe aujourd’hui le poste de responsable technique et adjoint ; la seconde, mère de deux enfants, est devenue essentielle en terme de management par sa motivation et son implication, en plus de ses talents de commerciale et de formatrice. « Le troisième est issu d’un quartier sensible de Vienne. Il n’a pas le bac. C’est lui qui va devenir responsable technique de notre première agence dans la Drôme. »

« Une plus-value sympa » auprès des clients

A l’image de ces trois salariés, tous, chez Alyl, sont susceptibles de prendre des responsabilités puisque tous les nouveaux postes permettant une évolution de carrière sont pourvus exclusivement en interne.
Sans qualification dans la sécurité incendie à leur arrivée, les personnes recrutées doivent être formées. Cette stratégie risquée, dès la première année, a fait passer la société tout près du dépôt de bilan. Mais James Faricelli est confiant : quelques mois ont finalement suffi à mener Alyl vers la rentabilité et les salariés commencent à se former entre eux. L’entreprise depuis connaît une progression à deux chiffres tous les ans permettant de passer de 80 K€ de chiffre d’affaires la première année à 800 K€ en 2014.

De même quand des stagiaires sont pris dans l’entreprise, c’est pour pourvoir un poste avec des compétences manquantes dans l’entreprise et tous sont recrutés ensuite en CDI à la fin de leur formation.

A l’extérieur, les clients n’ont pas connaissance de cette politique de recrutement. Mais ils apprécient la qualité des prestations ainsi que les employés, et font fonctionner le bouche-à-oreille. Ce n’est que récemment que le dirigeant a compris que son choix de management était une « plus-value sympathique, plutôt bien perçue par les clients. »

A ceux qui prennent Alyl pour une entreprise d’insertion, James Faricelli rappelle et souligne qu’il ne bénéficie d’aucune subvention et qu’il se définit plutôt comme une « entreprise insérante. » La société a aujourd’hui atteint un niveau de maturité suffisant pour que son dirigeant décide de passer à la vitesse supérieure. Ainsi entre 2013 et 2014, l’entreprise à doublé de taille, ouvert une agence et recruté six personnes pour permettre de se réaliser un avenir national.

30 créations d’agences
prévues d’ici 2018.

D’ici à 2018, il souhaite créer une trentaine d’agences.Pour y parvenir, sept ans après le premier, il bénéficie d’un accompagnement par Réseau Entreprendre (r) Isère pour son développement. A la clé, un prêt d’honneur de 50 000 euros et quatre fois plus en effet de levier.

Ainsi les collaborateurs intégrés et formés dans la société ayant suffisamment progressés en terme de compétences, pourront continuer à évoluer et prendre des responsabilités dans la société tout en l’aidant à se développer. Ce développement créant un cercle vertueux puisque le développement de l’entreprise permettra l’embauche et la montée en compétences de nouveaux individus.


Lauréat de Réseau Entreprendre Isère
ALYL SECURITE INCENDIE
Effectif : 9
Chiffre d’affaires : 400 000 €
Secteur d’activité : Prévention et protection contre les risques d’incendie
Date de création : 2007


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